Abdelhamid Ben Badis rend l’âme le 16 avril 1940 après avoir défendu toute sa vie les valeurs de l’Islam et du nationalisme.

 

Un avenir tout tracé

Fils de Mohamed el-Mostapha ben el Mekki, Abdelhamid Ben Badis est issu d’une vieille famille bourgeoise, descendant des émirs zirides (Xe siècle). Cette appartenance à une haute dynastie lui permet de bénéficier d’une éducation rigoureuse alliant science et religion.

Ainsi, placé sous le préceptorat de Hamdân Benlounissi, Ben Badis apprend le Coran dès l’âge de treize ans. Ce précepteur en question, un proche disciple du savant Abd el Kader El Medjaoui, marquera profondément la jeunesse de Ben Badis par sa citation : « Apprend la science pour l’amour de la science, non pas pour le devoir ». Prenant ce conseil à cœur, Abdelhamid Ben Badis décide de commencer son aventure scientifique à 20 ans à la mosquée Zitouna de Tunis, grand centre intellectuel de l’époque.

 

L’enseignant réformiste

Loin de son pays, Ben Badis consacre son temps à méditer et à enrichir ses connaissances. Le cheik Mohamed Al Nakhli est celui qui influencera le plus le jeune érudit quant à sa conviction pour l’idéologie de la réforme. Un autre savant, le cheik Al Bachir Safer le poussera à s’intéresser à l’histoire et aux problèmes contemporains des musulmans, et à agir contre le colonialisme occidental.

De retour en Algérie, Ben Badis devient enseignant à la mosquée de Djamaa Al Kabir à Constantine et fait part de ses idées réformistes. Mais les oppositions à ce mouvement le poussent à s’éloigner de nouveau. Ainsi, il rejoint le Moyen-Orient pour effectuer un pèlerinage à La Mecque et à Médine. Ce voyage permet à l’enseignant de faire de nouvelles rencontres qui ne font que raviver en lui, le désir d’exécuter son plan de réforme.

Durant son existence, Ben Badis consacre donc tout son être à l’éducation des jeunes et à la lutte contre les répressions qui s’abattaient sur ses compatriotes. A sa mort en 1940, plus de 20 000 personnes se réunissent à Constantine pour rendre hommage au dévouement dont il a toujours fait preuve à l’égard de son pays et de sa religion.

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