Choubeila Rached, de son vrai nom Aroussia Bent Ali Abbès, est née en 1933 à Tunis et décédée dans la même ville, le 9 avril 2008. C’est grâce à elle que l’univers musical tunisien gagne en diversité et en empreinte contemporaine.

 

Un talent, une carrière

Fille de la chanteuse égyptienne Saliha, Choubeila, malgré sa voix exceptionnelle, ne peut commencer une carrière musicale ; sa mère souhaitant qu’elle poursuive d’abord ses études. Cependant, Mustapha Kaak, président de La Rachidia, une association culturelle et artistique de la musique tunisienne, la remarque quand elle chante lors d’une cérémonie de mariage. C’est Kaak et le compositeur et musicologue Salah El Mahdi qui réussiront à convaincre Saliha de laisser sa fille embrasser le monde musicale.

Sa carrière commence officiellement en 1951. Le public la surnomme rapidement « Choubeila » en référence à son lien avec sa mère, et « Rached » pour son appartenance à La Rachidia. D’où la naissance de Choubeila Rached, une illustre chanteuse propulsée par Salah El Mahdi et Khemaïs Tarnane.

 

Une suspension, puis une reprise

Quand elle épouse Ali Ameur en 1953, celui-ci met fin à sa carrière en lui enjoignant de rester à la maison pour s’occuper de leurs 8 enfants. Au bout de 17 ans de mariage, elle se sépare de son mari et revient dans le monde musical en 1972. Grâce à l’appui du compositeur et musicien tunisien Abdelhamid Ben Aljia, de Noureddine El Fitni et de Najoua Ikram, sa carrière est relancée. Elle apporte un répertoire plus contemporain et compte à son actif une quarantaine de chansons. Au cours de sa carrière, elle reçoit l’Ordre du mérite national sous le président Zine el-Abidine Ben Ali.

Choubeila Rached décède le 9 avril 2008 à l’hôpital militaire de Tunis et est inhumée le lendemain au cimetière du Djellaz.

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