Habib Bourguiba, homme politique tunisien fondateur du Néo-Destour, celui qui conduira le pays à l’indépendance en 1956 et celui qui deviendra le premier président élu de la République tunisienne, est décédé le 6 avril 2000.

 

L’annonce de son décès

Peu après 10h, ce jour férié du 6 avril 2000 en Tunisie, un animateur de la radio nationale interrompt ses émissions pour lire un communiqué de la présidence « Allahou akbar. Le leader Habib Bourguiba, ancien président de la République, est décédé ce matin à 9h50 à sa résidence de Monastir, à l’âge de 97 ans ».

Si la nouvelle est loin de surprendre, elle crée un sentiment d’abandon chez les tunisiens qui voient en ce personnage historique un second père, le père de l’indépendance. Les autorités décrètent alors un deuil national de 7 jours.

 

Les hommages

La dépouille de Bourguiba est transférée à sa maison familiale à Monastir, la ville où il est né 97 ans plus tôt (3 août 1903). Une cérémonie funéraire pour les proches et la famille y est organisée le jour même. Le peuple tunisien, venu par dizaines de milliers, quant-à-lui, lui rend un dernier hommage le lendemain, au siège du Rassemblement constitutionnel démocratique.

L’inhumation de ce leader tunisien est organisée le 8 avril au mausolée familial, au cimetière de Monastir. De nombreux chefs d’État, dont Jacques Chirac, Abdelaziz Bouteflika et le roi du Maroc, accompagnent la dépouille à sa dernière demeure après des obsèques de 45 minutes. Beaucoup jugent l’inhumation trop modeste ; d’autant plus que la cérémonie n’est pas transmise en direct sur la chaîne nationale.

« En dépit du ‘naufrage’ qu’il a vécu dans les deux dernières années de sa vie, prix de sa longévité, l’Histoire absoudra ses fautes et dira que son bilan a été extraordinairement positif », écrit Béchir Ben Yahmed le jour de son enterrement sur Jeune Afrique.

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