De son vrai nom Abu Yusuf Ya qub ibn Ishaq al-Kindi, ce scientifique et illustre philosophe arabe, plus connu sous le nom d’Al-Kindi, est né en 801 à Koufa et décédé en 873 à Bagdad.

 

Un grand philosophe

Al-Kindi est avant tout un très grand philosophe adepte de la philosophie aristotélicienne sans pour autant y associer le platonisme. Il retient les deux niveaux de réalité d’Aristote, dont celle mouvante et instable et celle de la raison, il soutient que la philosophie doit passer par un apprentissage des mathématiques, de la logique, de la physique, de la métaphysique et des sciences y afférents. Dans ses explications, il défend la thèse que le Coran est créé ; une affirmation qui déplaira, quelques années plus tard, les leaders acharites et sunnites pour qui le Coran n’est pas créé, soutenant ainsi que les Paroles de Dieu représentent Dieu lui-même.

 

Un scientifique

Al-Kindi est également un illustre scientifique ayant travaillé dans de nombreux domaines, dont les mathématiques et les sciences physiques. Il contribue, entre autres, aux travaux sur l’axiome des parallèles développé par Euclide, la géométrie sphérique et l’optique géométrique, l’étude des « miroirs ardents », l’hydrostatique, etc. Mais Al-Kindi œuvre également dans la chimie et se concentre sur la conception des huiles essentielles par distillation et le domaine pharmaceutique.

 

Un héritage

On compte environ 250 à 290 œuvres d’Al-Kindi dont la plupart sont écrits comme de brefs traités. Elles concernent de nombreux domaines : les mathématiques, la physique, la médecine, l’astronomie, la logique, la musique et la psychologie. Cité par de nombreux scientifiques et penseurs de la Renaissance, Al-Kindi et certaines de ses œuvres sont repris et traduits par Gérard de Crémone et Arnaud de Villeneuve.

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