En ce jour, on commémore l’édification de la mosquée Al-Azhar, le plus ancien lieu de culte musulman et la plus haute instance religieuse du sunnisme en Égypte.

 

La « maison du savoir »

La construction de la mosquée Al-Azhar remonte à l’an 359 avant l’Hégire (970 dans l’ère chrétienne) quand le premier calife des Fatimides achève la conquête de l’Égypte et fonde la ville du Caire. Selon de nombreuses sources, son nom rend hommage à la fille bien-aimée du Prophète (psl), Fatima Zahra.

En 975, une école ouvre à côté de la mosquée et se transforme en université quelques années plus tard. Ce lieu d’apprentissage devient alors la « maison du savoir » qui abrite une grande bibliothèque publique et où l’on enseigne des matières religieuses, la langue et la littérature arabe ainsi que la jurisprudence chiite-ismaélite. Lors de l’occupation française, l’établissement ferme ses portes pendant exactement un an (1er juin 1801 au 2 juin 1802).

Aujourd’hui, la mosquée d’Al-Azhar dispose de six minarets, de 9 entrées et de 29 portiques. L’entrée principale de la mosquée telle qu’elle est aujourd’hui remonte à la période ottomane (1753). En tout cas, chaque détail illustre les différentes influences ayant marqué la civilisation architecturale islamique égyptienne.

 

Le rôle de l’imam d’Al-Azhar

L’imam d’Al-Azhar est un fonctionnaire de l’État, est nommé par le président de la République et joue le rôle de porte-parole du gouvernement. En 2000, le pape Jean Paul II rencontre, dans le cadre d’une visite historique, l’imam qui est également à la tête de l’Université devenu, dès lors, symbole de l’islam ouvert et tolérant. D’ailleurs, un Comité mixte pour le dialogue est né de cette rencontre. Les membres se réunissent une fois par an au Caire et à Rome tous les 24 février.

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