Haroun ar-Rachid, de son vrai nom Haroun ar-Rachid ben Muhammad ben al-Mansur, est le cinquième calife abbasside, né en 765 à Ray et mort en 809 à Khorasan où sa dépouille repose.

 

De gouverneur au calife 

Fort de sa victoire contre les Byzantins où il réussit à faire signer une trêve de 3 ans et un tribut annuel, Haroun ar-Rachid devient gouverneur d’Égypte, de Syrie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan dont il confie l’administration à son ancien précepteur Yahyâ ben Khâlid.

Son frère, al-Hadi se trouve à la tête du califat en 784, mais son règne ne dure que 2 ans. Malgré le vœu de celui-ci de nommer son fils Ja’far à sa succession, Haroun fait pression sur son neveu pour lui faire admettre publiquement que le pouvoir lui revient. C’est ainsi que Haroun devient le cinquième calife abbasside.

Le jour de son intronisation est né al-Mamum, fruit d’une liaison illégitime avec une esclave, et quelques mois plus tard, sa femme légitime, Zubayda, engendre un fils Al-Amin qui deviendra le premier successeur au trône, malgré les souhaits de son père de reconnaître al-Mamum.

 

Un règne difficile mais bénéfique

Une fragilité politique, sociale et économique règne sur l’empire pendant le califat de Haroun. Les inégalités sociales donnent lieu à de nombreux soulèvements et à des mouvements de contestation de nature religieuse entre la majorité sunnite de la population et les kharidjites et les chiites.

Toutefois, c’est sous son califat que les Arabes ouvrent une collaboration avec les Chinois. Profitant des techniques de ces derniers, ils développent le papier, un alternatif plus facile et plus économique au parchemin.

On retrouve l’histoire de Haroun ar-Rachid et de son vizir Ja’far à maintes reprises dans les contes des Mille et une nuits dont la plupart se déroulent près de Bagdad.

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