Le 17 mars 1992, la communauté blanche d’Afrique du Sud s’est rendue aux urnes pour voter à 68,73 % la poursuite des réformes initiées par Frederik De Klerk et les négociations avec l’ANC cherchant à démanteler l’apartheid.

 

Opinion du peuple

Après la sortie de prison de Nelson Mandela en 1990 ainsi que la levée d’interdiction de l’African National Congress (ANC) et le Parti communiste sud-africain (SACP), le Parti national (NP) au pouvoir perd de sa notoriété lors des élections partielles face au parti conservateur (CP) plus puissant que jamais. Considéré par Andries Treurnicht, leader du CP ayant pris position contre les négociations du NP, de ne plus avoir le mandat du « peuple blanc » pour défendre « ses intérêts », Frederik De Klerk organise ce référendum pour sonder l’opinion du peuple.

 

Le « oui » remporte

Le 17 mars 1992, un taux de participation de 85,08 % est enregistré dans les bureaux de vote. À la question « soutenez-vous la poursuite des processus de réforme que le gouvernement a commencé le 2 février 1990 et qui entend déboucher sur une nouvelle Constitution à travers les négociations ? », 68,73 % des votants répondent « oui ».

Après la communication des résultats, Nelson Mandela, ayant critiqué au préalable que l’on demande uniquement aux Blancs s’ils veulent mettre fin à un régime marginalisant les noirs, déclare être « très heureux, évidemment ». De son côté, Frederik De Klerk affirme que l’Afrique du Sud a « fermé le livre de l’apartheid ».

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