En mars 632, le 18 Dhou al-hijja de l’an 10 de l’hégire, le Prophète (psl) effectue son dernier saint pèlerinage à La Mecque. Sur le chemin de retour vers Médine, il reçoit une révélation divine. À Ghadir Khumm, un carrefour où les chemins des pèlerins se séparent, il prononce son dernier sermon, appelé également « Sermon d’Adieu ».

 

Le dernier prêche du Prophète (psl)

Le Sermon d’Adieu est inscrit dans de nombreux hadiths et transmis par de nombreux imams. Devant les fidèles, le Prophète (psl) proclame « Ô gens ! Bientôt arrivera le moment où je serai appelé et je répondrai ». « Je vous laisse deux choses lourdes, poursuit-il. La plus grande d’elles est le Livre de Dieu. L’autre chose lourde est ma famille, les Gens de ma Maison ». Ensuite, prenant la main d’Ali et la soulevant, le Prophète s’écrie « Celui dont je suis le maître, Ali aussi est son maître. Que Dieu assiste celui qui assiste Ali et qu’il soit l’ennemi de celui devient l’ennemi d’Ali ».

 

Une interprétation source de discorde

Le sermon de Muhammad (psl) est interprété de manière différente chez les sunnites et les chiites. Chez ces derniers, ce sermon est la preuve irréfutable que le Prophète (psl) a choisi Ali ibn Abi Talib, son gendre et cousin, comme son successeur sur tous les domaines.

Pour les sunnites qui ne remettent nullement en cause cet événement, il s’agit tout simplement d’une admonestation aux musulmans pour que ceux-ci continuent à respecter Ali qui, à l’époque, faisait face au mécontentement des fidèles à la suite d’une distribution non équitable des butins d’une expédition au Yémen.

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