Le 7 mars 1962 débute une conférence de 10 jours, négociée aux Rousses et portant sur les pourparlers entre les gouvernements français et algérien. Elle va déboucher sur les fameux accords d’Evian qui ont permis de mettre un terme à presque 8 ans de guerre en Algérie.

 

Une guerre sanglante

Le 1er novembre 1954 commence la guerre pour l’indépendance de l’Algérie au cours de laquelle les militants algériens réclament l’ouverture d’une négociation, refusée par François Mitterrand qui plaide pour la guerre. Forcée de fléchir, la France accepte l’entrée en contact avec les dirigeants du FLN mais les démarches sont interrompues par le retour de Charles de Gaulle au pouvoir. Alors que des négociations s’opèrent, la guerre continue à faire rage et se solde par la mort d’environ 400 000 Algériens, 28 500 soldats français, 90 000 harkis et 6000 civils européens.

 

Des accords

La conférence d’Evian est concrétisée par une déclaration officielle signée le 18 mars 1962 et qui institue un cessez-le-feu dès le 19 mars. La fin des hostilités entre français et algériens, une redéfinition des rôles des armées des deux parties, libération des militants emprisonnés et la création d’une commission mixte chargée de régler les incidents sont les principaux termes de la conférence.

L’accord impose également l’organisation d’un référendum d’autodétermination en France et en Algérie, la création d’un gouvernement provisoire dirigé par Abderrhmane Farès et un représentant de l’État français, la rédaction de dispositions particulières amnistiant et protégeant les actions commises et les opinions formulées avant la signature de l’accord, les garanties de conservation du statut civil de droit français des personnes concernées.

Sur le plan militaire, l’accord prévoit, si l’indépendance est votée, la réduction des effectifs militaires français en Algérie, une concession de 15 ans renouvelable pour la base militaire de Mers-el-Kebir, l’autorisation de l’armée française à utiliser pour 5 ans encore les installations sur les zones d’essais militaires et nucléaires ainsi que les aéroports.

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