Le 6 mars 2008 marque le décès de Lili Boniche, chanteur algérien surnommé le « Crooner de la Casbah ». Il est connu pour avoir popularisé le style francarabe.

 

Un talent précoce

Lili Boniche voit le jour le 29 avril 1922 à Alger. Dès l’âge de 10 ans, son père le confie à Saoud l’Oranais, un grand spécialiste de hawzi. Celui-ci le prend sous son aile et lui enseigne toutes les variantes de la musique classique arabo-andalouse. A seulement 15 ans, le jeune garçon joue déjà divinement bien au luth.

Remarqué par M. Azrou, directeur de la Radio-Alger, Lili se voit attribuer le rôle d’animateur dans une émission dédiée au hawzi. Assez rapidement, le jeune garçon connait un franc succès en mélangeant subtilement musique arabo-andalouse avec le tango, rumba, mambo et paso doble. Il écrit également de nombreuses chansons en francarabe.

 

Une carrière en suspens  

En 1946, Lili Boniche s’envole pour la France et se produit à Paris. Dans les années 50, le chanteur se marie et décide d’arrêter sa carrière selon le souhait de son épouse. En 1962, il se lance dans les affaires et s’établit à Paris.

Il ne retrouve la scène qu’en 1990, il est alors âgé de 69 ans. Il entreprend une tournée en France et en Europe. En 1999, il publie l’album « Alger, Alger » et sort 4 ans plus tard, l’album « Œuvres récentes ». Après s’être retiré définitivement de la scène en 2003, le chanteur décède le 6 mars 2008.

Sa musique va influencer des grands noms de la musique française comme Enrico Macias. Parmi ses œuvres on peut citer, « Lili live », enregistré le 26 mai 1998 à Paris, « Il n’y a qu’un seul Dieu » (live à l’Olympia), 1999 ou encore « Bambino » en version arabe.

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