Connu dans le monde occidental sous le nom d’Alhazen, Abu Ali al-Hasan ibn al-Haytham, mathématicien, philosophe et illustre scientifique de l’époque médiévale, est né en 965 à Bassora (actuel Irak) et décède en 1040 au Caire.

 

Le début de sa carrière de scientifique

C’est à Bassora qu’Alhazen commence sa carrière de scientifique, mais le calife Hakim le convoque pour l’aider à maîtriser les flux du Nil. Il mène alors une expédition pour remonter jusqu’à la source du fleuve et constate avec regret que le projet du calife est impossible. Craignant des représailles à la suite de cet échec, il feint la folie et est assigné à résidence.

Il profite de cette pause pour rédiger des ouvrages sur les thèmes de l’astronomie, de la médecine, des mathématiques, de l’optique et de la méthode scientifique. On lui attribue plus de 200 ouvrages, dont certains sont égarés. À la mort du calife en 1021, il arrête de feindre la folie et quitte sa résidence pour voyager en Al-Andalus.

 

Des découvertes scientifiques majeures

Écrit en 7 volumes pendant son assignation à résidence, le traité d’optique traite la nature de la lumière, la manière dont elle se constitue de couleurs primaires, la réflexion – réfraction et diffraction de la lumière selon la mécanique de l’œil. C’est grâce à ses œuvres traduites de l’arabe en latin que les européens ont pu créer le premier télescope et microscope.

Alhazen découvre et construit également la première ébauche d’une chambre noire en mettant dans le noir une salle fermée et en laissant la lumière entrer par une minuscule ouverture pour projeter au mur une image inversée de ce qui se trouve à l’extérieur. C’est ce principe qui est à la base de tous les appareils photo.

De nature pragmatique, Alhazen n’hésite pas à déconstruire les théories sans preuve tangible. « La recherche de la vérité est ardue (…) Ne vous fiez qu’à la logique et l’expérimentation, jamais à l’affirmation des uns et des autres, car chaque être humain est sujet à toutes sortes d’imperfections ; dans notre quête de la vérité, nous devons aussi remettre en questions nos propres théories, à chacune de nos recherches pour éviter de succomber aux préjugés et à la paresse intellectuelle.» 

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