Officiellement, l’avocat franco-algérien Jacques Vergès qui a associé son nom à de nombreuses affaires médiatisées, est né le 5 mars 1925 au Siam mais dans un de ses biographies, il révèle  qu’il a un an d’écart par rapport à son frère et a ainsi certainement vu le jour le 20 avril 1924 à Laos.

 

Son engagement pour l’Algérie

Devenu avocat, Jacques Vergès demande au PCF et au PSU de prendre en charge des affaires algériennes. Par la suite, il intègre le Front de libération nationale où il défend les combattants. Son talent est tel qu’on le surnomme Mansour (le victorieux). Parmi les militants qu’il défend, il y a la jeune Djamila Bouhired, torturée, emprisonnée et condamnée à mort par les autorités françaises. Il l’épousera quelques années plus tard.

Après une conversion à l’islam et une rupture avec le PCF, il obtient la citoyenneté algérienne et s’installe dans la capitale, à l’indépendance du pays en 1962. Il est nommé chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères, fonde dans la foulée la revue Révolution africaine, financée par le FLN, puis Révolution qu’il fermera après la destitution du président Ben Bella.

 

Sa carrière d’avocat

Au cours de sa carrière d’avocat, le nom de Jacques Vergès revient à maintes reprises sur les devants de la scène médiatique et politique. N’ayant pas peur de défendre les accusations lourdes, il représente des personnalités telles que Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, Khieu Samphân, l’un des dirigeants du Khmer rouge, Moussa Traoré, ancien président malien, Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, etc. Sa dernière affaire date de 2011 où il représente les « victimes de bombardements de l’OTAN » contre Sarkozy. Et s’il a déjà disparu mystérieusement entre 1970 et 1978, il disparaîtra définitivement le 15 août 2013 à l’Hôtel de Villette.

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