Né en avril 1913, Boubker el-Kadiri, mort le 2 mars 2012 à Salé (Maroc) figure parmi les grands acteurs de l’indépendance marocaine. Il est également un académicien qui a lutté contre l’ignorance dans son pays.

 

Un combat contre le protectorat

Convaincu dans sa jeunesse que les colonisateurs dilapident la richesse de sa patrie, Boubker el-Kadiri opte pour une révolution où l’arme n’a pas sa place. Il participe à la rédaction du « plan des réformes » qui ouvrira la voie au « manifeste de l’indépendance » dont il sera signataire au même titre que d’autres personnalités marocaines. Mais son militantisme provoque la colère du protectorat français qui le met en prison pour 5 ans au total entre 1935 et 1955. Entre-temps, il fonde l’Association pour la préservation du Coran, le Comité d’action nationale, l’Association du jeune musulman, le Parti national et le Parti de l’Istiqlal.

À l’indépendance du Maroc en 1956, il est nommé membre du Conseil national consultatif, puis participe à l’organisation de la Conférence de Tanger réunissant les partis en faveur de l’indépendance : Istiqlal, FLN et Néo-Destour. Après un échec lors des élections parlementaires, il renonce à la politique, mais continue son combat au sein de l’association de soutien des Palestiniens dont il est le président pendant 25 ans.

 

Un combat contre l’ignorance

La seconde cause qui tient à cœur Boubker El-Kadiri, c’est l’éducation. A seulement 20 ans, il crée la première école privée de Salé, Annahda, dispensant tous les enseignements en langue arabe, mais se voulant être moderniste. C’est en ce sens que la mixité prend forme dans cette école qui dispense les mêmes enseignements que dans les écoles françaises non accessibles à tous.

D’un autre côté, Boubker El-Kadiri est un écrivain en langue arabe qui compte pas moins de 50 ouvrages à son actif. Ses œuvres relatent de manière détaillée les événements historiques auxquels il a participé, traitent des biographies et des récits de voyage, proposent des essais sur l’Islam et abordent la question de la Palestine.

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