Djamel Amrani, un écrivain algérien d’expression française, né le 29 août 1935 à Sour El-Ghozlane, est décédé le 2 mars 2005 à Alger.

 

Une passion

Benjamin d’une famille modeste qui déménage souvent, Djamel Amrani découvre sa passion pour la littérature sur les bancs de l’école communale de Bir Mourad Raïs en Alger, en 1952. Quatre ans plus tard, il prend part à la grève des étudiants algériens et se retrouve torturé puis emprisonné par l’armée coloniale. Il sort de prison en 1958 et est expulsé vers la France.

 

Un écrivain

Djamel Amrani publie Le Témoin, son tout premier ouvrage en 1960, aux éditions de Minuit. « Ce livre est l’histoire dramatique de ma vie », expliquera-t-il plus tard lors d’une interview ; un drame qu’il décrit comme sa « plaie dans l’âme ». En 1964, après avoir passé 2 ans à Cuba, il intègre l’état-major algérien, au sein du cabinet du président Houari Boumediène où il travaille avec Abdelaziz Bouteflika, celui qui lui présentera Nelson Mandela, Medegheri et Chrérif Belkacem. Parallèlement, il produit une émission maghrébine à l’ORTF et lance une véritable carrière radiophonique aux côtés de Leïla Boutaleb.

Jusqu’en 2003, il publie des recueils de poèmes, à l’instar de Soleil de notre nuit, Jours couleur de soleil et Œuvres choisies. Entre-temps, il écrit également une pièce de théâtre et une nouvelle. Un an avant sa mort, Djamel reçoit la plus haute distinction internationale de la poésie : la médaille Pablo Neruda.

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