En ce jour, on commémore l’historien du Coran, Tabari. D’origine perse, il est né en 839 au Tabaristan et est décédé le 17 février 923 à Bagdad.

 

Un passionné du Coran

Abū Jaʿfar Muhammad Ibn Jarīr Ibn Yazīd, de son nom complet, termine l’apprentissage par cœur du Coran à seulement 7 ans. Par la suite, il étudie les hadiths avant de devenir imam à l’âge de 8 ans. Quatre ans plus tard, il quitte sa famille pour le Rayy où il étudie pendant 5 ans. C’est à l’âge de 17 ans qu’il se rend à Bagdad, puis en Irak pour étudier à Wasit, Kufa et Basra. Au bout de 2 ans, il rentre à Bagdad où il travaille comme précepteur de l’un des fils du calife al-Mutawakkil.

Huit ans plus tard, il repart et met le cap sur la Syrie, la Palestine et l’Égypte pour enseigner et perfectionner sa connaissance du Coran. C’est à cette occasion qu’il rencontre les érudits du malikisme et du shafi’isme. Ce n’est que vers 870 qu’il revient pour s’établir définitivement à Bagdad où il y reste jusqu’à sa mort, le 17 février 923, après avoir accompli le saint pèlerinage à La Mecque.

 

Un auteur

Les livres dont Tabari est l’auteur abordent toutes les facettes de la religion musulmane : l’histoire, les hadiths, les commentaires sur le Coran et sur le droit islamique dont les Chroniques de Tabari, histoire des prophètes et des rois, ou encore Tahdhib al-Athar, un ouvrage rapportant les traditions des sahabahs, celui-ci n’est malheureusement pas achevé.

Mais le plus connu reste le Jâmi’ Ul Bayân Fî Tafsîr Il Qur°ân ou simplement Tafsir At-Tabari. Edité en 896 et 930, il s’agit du premier livre dans ce genre. Des historiens affirment qu’il existerait plus de pages que les 3.000 imprimées actuelles et qu’un exemplaire original se trouverait actuellement en Afghanistan. Quelques auteurs dont Ibn Kathir, Baghawi et Suyuti s’en seraient d’ailleurs inspirés.

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