Jamel Eddine Bencheikh est un écrivain franco-algérien né le 27 février 1930 à Casablanca au Maroc. Ses travaux font de lui un des plus brillants érudits de sa génération. 

 

Un exil volontaire

Évoluant au sein d’une famille de magistrats, il décide d’entreprendre des études de médecine à Lyon après ses études secondaires dans un lycée français. Au bout de 2 ans, il abandonne ses études et revient en Alger pour étudier l’arabe et le droit. En 1956, il retourne en France pour obtenir une agrégation à Paris à la suite de laquelle il rentre à son pays pour devenir professeur de littérature arabe médiévale.

Sous une Algérie indépendante dirigée par Houari Boumediene, Bencheikh s’impose un « exil volontaire » en France, en signe de protestation contre les restrictions des libertés dans son pays, en 1968. Il travaille alors au CNRS avant d’enseigner dans les universités de Paris VIII, puis à Sorbonne jusqu’à sa retraite en 1997.

 

Un héritage

Spécialiste en littérature arabe médiévale, il rédige de nombreux essais sur Mille et Une Nuits, avant de collaborer avec André Miquel pour la traduction intégrale de cet ouvrage en français pour la Bibliothèque de la Pléiade en 2005. Il publie également de nombreux poèmes, à l’instar de Les Mémoires du sang, publié en 1988.

Mais Bencheikh est également l’auteur de nombreux textes politiques dans lesquels il parle de la vague de violence en Algérie depuis 1993. Se dressant contre l’intégrisme, il dénonce un groupe d’individus qui « parle au nom de l’Islam » de manière à « approfondir l’incompréhension entre les musulmans et l’Occident ». Ses prises de position politique sont réunies et éditées dans Ecrits politiques, publié en 2001.

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