Le 19 février 1996, le ministère algérien de l’Intérieur annonce la levée du couvre-feu mis en place en décembre 1992. 

 

Des foyers de tension

En 1991, une guerre civile éclate en Algérie : des pillages et des manifestations se multiplient dans tout le pays. Pour calmer la situation, un couvre-feu est mis en place en 1992. Plusieurs départements sont concernés par cette mesure, en vigueur entre minuit et 4 h du matin : Alger, Blida, Médéa, Aïn Delfa, Chlef, Boumerdès, Bouira, M’sila, Djelfa et Tipaza.

 

Le « ramadan sanglant »

Pendant le mois sacré du ramadan, les autorités effectuent un test en levant temporairement le couvre-feu. Le résultat est à la hauteur de l’appellation « ramadan sanglant » dans la mesure où les attaques se sont multipliées, dont la plus meurtrière se déroule le dimanche avant la levée du couvre-feu, coûtant la vie à 21 personnes, dont 3 journalistes, à la suite de l’explosion d’une voiture piégée.

 

La levée du couvre-feu

Malgré ce bilan, les autorités décident de lever le couvre-feu à l’occasion de la célébration de l’Aïd El-Fitr, une fête qui marque la fin de l’observation du jeûne et du mois sacré du ramadan. Pour se justifier, les autorités parlent d’une « maîtrise de la situation sécuritaire » en expliquant que les groupes armés s’affaiblissent de manière conséquente et ne s’adonnent qu’à des attaques « ciblées », dont le but est d’obtenir un écho international.

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