Né en 836 en Syrie, Thābit ibn Qurra, mathématicien, astronome, médecin et philosophe arabe, est décédé le 18 février 901 à Bagdad.

 

Un sabéen

Thābit ibn Qurra évolue dans une ville réputée pour la pratique du culte astronomique et la dévotion au Dieu Lune : Harran. Les partisans de cette secte prennent le nom de Sabéens, un peuple mentionné dans le Coran et se revendiquent comme étant « le peuple du livre », ce qui les dispense d’une conversion à l’islam.

Il suit des études à la Maison de la sagesse à Bagdad. C’est là qu’il fait la connaissance d’al-Munadjdjim, théoricien de la musique. Ce dernier l’aide à découvrir sa passion et à développer son talent en musique. Selon Ibn al Qifti, Thābit ibn Qurra est l’auteur de plusieurs écrits sur la musique dont d’un traitée syriaque de 500 feuilles.

 

Un érudit 

Thābit ibn Qurra est aussi connu pour la traduction de nombreux ouvrages mathématiques d’Euclide, d’Archimède, d’Apollonios de Perga et de Ptolémée commandés par frères Banu Musa, des mathématiciens fortunés. Il résume également les travaux des grands médecins de l’époque : Aristote, Hippocrate et Galien.

Outre ses talents de traducteur, Thābit se lance également dans l’écriture de ses propres traités dont beaucoup influencera le monde occidental. Il écrit sur la géométrie, les carrés magiques, les nombres, l’astronomie, la musique, la médecine, la philosophie, la statique.

Dans un Bagdad lancé dans un grand épanouissement scientifique, Thābit devient astronome grâce à l’appui du père des frères Banu Musa, à la cour sous le calife al-Mutadid. Il rend l’âme le 18 février 901 mais laisse derrière lui un oeuvre qui, plus tard, influencera l’Occident latin.

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