Né le 20 décembre 1841 à Paris, Ferdinand Buisson est un philosophe, éducateur, homme politique et militant des droits de l’homme, décédé le 16 février 1932. Avec Ludwig Quidde, il gagne le prix Nobel de la paix en 1927.

 

Un inlassable militant

Au bout d’un exil volontaire en Suisse où il enseigne à l’Académie de Neuchâtel tout en intégrant la Ligue de la Paix et de la liberté, Buisson retourne en France avec la ferme intention d’œuvrer en faveur des enfants démunis. Il dirige tour à tour, l’orphelinat de la Seine, les établissements scolaires de Paris et l’Enseignement primaire de France.

En plus de présider la commission parlementaire en charge de la rédaction de la loi sur la séparation Église -État, Buisson participe, avec Jules Ferry alors ministre de l’instruction publique, à la réforme de l’éducation en 1880. En 1898, il prend part à la création de la Ligue française des droits de l’homme qu’il présidera entre 1914 et 1926.

Élu député de la Seine en 1902, puis en 1919, Buisson défend avec ardeur le droit de vote des femmes et l’obligation d’un enseignement professionnel. Membre de la Société des Nations, il se consacre au rapprochement franco-allemand en 1923 avant de recevoir le prix Nobel de la paix en 1927.

 

Tout un héritage

Buisson rédige également de nombreux articles notamment : Laïcité, Intuition, Prière… Par ailleurs, il est aussi l’auteur de quelques ouvrages dont Le Christianisme libéral (1865), Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire (1887), La politique radicale (1908), L’avenir du sentiment religieux (1914), Souvenirs (1916), L’école de la nation en France, L’année pédagogique (1913)… où il traite des thèmes liés à ses engagements. En hommage à Ferdinand Buisson, des voies publiques et 106 établissements scolaires portent actuellement son nom en France.

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