Le Pogrom de Strasbourg, connu également sous le nom du massacre de la Saint-Valentin, s’est produit le 14 février 1349 et s’est soldé par la mort de plusieurs centaines de juifs, suite à une révolte des corporations des métiers en France.

 

Une haine

Plongée dans une guerre de religion, l’Europe impute à la communauté juive tous les maux dont souffre la communauté. Des massacres contre les juifs naissent un peu partout en France où des accusations de meurtre de Jésus Christ, de profanation d’hosties, de complot mondial, de vol et d’usure fusent. Ils sont même désignés comme responsables de l’épidémie de peste noire qui frappe le pays à partir de 1348. Pourtant, il n’existe aucune preuve réelle pour chacune de ces accusations qui se reposent surtout sur des soupçons.

À Strasbourg où les autorités se sont engagées à protéger les juifs contre des taxes conséquentes, toutes les classes de la société accusent les dirigeants d’agir contre la volonté du peuple. Un soulèvement, mené par les corporations de métiers, s’éveille alors le 9 février 1349. Celui-ci conduit à la chute du pouvoir en place : les maires ainsi que les chefs des corporations des métiers de la ville sont chassés. Or, ce sont ces derniers qui assuraient la protection des juifs.

 

Un massacre

Le 14 février, l’événement tant redouté se produit ! Après avoir été arrêtés puis capturés chez eux, les juifs de la ville sont emmenés au cimetière de la communauté où un immense bûcher les attendent. Hommes, femmes et enfants sont brûlés vifs… d’autres sont même enfermés dans une maison de bois en flamme. Seuls, quelques uns d’entre eux qui ont accepté de renier leur foi publiquement sont épargnés. Le bilan sanglant est estimé entre 900 et 2.000 victimes.

Ce massacre débouche sur une opportunité de réhabilitation financière de bon nombre de français. En effet, les avoirs des juifs sont distribués entre les artisans en guise de récompense ; tandis que les dettes, les gages et les lettres de crédit sont rendus aux débiteurs qui devaient de l’argent aux juifs exerçant, pour la plupart, le métier de prêteur.

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