Le 12 février est classé comme journée internationale des enfants-soldats, ceux âgés de moins de 18 ans, garçon ou fille, engagés de manière forcée ou volontaire, dans une armée gouvernementale ou un groupe armé.

 

Des conventions et des engagements…

Recrutés de force, s’engageant volontairement à cause de la misère ou d’un endoctrinement idéologique, les enfants-soldats intègrent le rang de l’armée ou des groupes armés en tant que combattant, coursier, cuisinier, poseur de mines, esclaves sexuels… La situation perdure malgré les nombreux accords diplomatiques qui devront y mettre terme ; à l’instar de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 et son protocole facultatif signé en 2002, les engagements de Paris en 2017, la Charte africaine des droits et bien-être des enfants de 1990, la convention n° 182 de l’Organisation internationale du travail, le Statut de Rome sur la CPI en 1998.

 

Mais des chiffres toujours alarmants !

Un rapport publié par l’Unicef en 2016 stipule que plus de 300.000 enfants-soldats sont encore exploités dans 20 conflits mondiaux répartis dans 4 régions : Afrique, Asie, Moyen-Orient et Amérique Latine. Entre 2014 et 2015, le nombre d’enfants-soldats a doublé en Afghanistan et a quintuplé au Yémen. En Syrie, 264 enfants-soldats se sont engagés dans le rang de l’État islamique, 64 dans l’armée syrienne et quelques dizaines dans d’autres organisations. Ce rapport de l’Unicef évoque un pourcentage de 56 % des enfants âgés de moins de 15 ans parmi les recensés. Il soulève également 18 cas d’enfants-soldats âgés de 7 ans utilisés comme bourreaux.

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