Au bout de 27 ans d’emprisonnement, Nelson Mandela, dirigeant historique de l’African National Congress (ANC), une organisation de lutte antiapartheid, retrouve sa liberté, le dimanche 11 février 1990.

 

Une décision prise par Frederik De Klerk

Surprenant le monde entier, le président sud-africain de l’époque, Frederik De Klerk, annonce dans un discours prononcé le 2 février 1990, la légalisation de l’ANC et la libération « sans condition » du nationaliste Nelson Mandela. En effet, le pouvoir en place voit en le héros de la lutte contre le racisme et les discriminations en Afrique du Sud, l’unique moyen permettant d’aboutir à un « compromis » pour prévenir les risques de domination noire sur la minorité blanche du pays. Le pouvoir préconise alors la rédaction d’une nouvelle Constitution abolissant le régime d’apartheid et créant une démocratie multiraciale.

 

Une libération d’une ampleur planétaire

Des journalistes et des photographes du monde entier se sont joints aux milliers de partisans de l’ANC ainsi qu’aux forces de l’ordre mobilisées pour garantir la sécurité de la prison Victor Verster, afin d’immortaliser la sortie de ce prisonnier politique le plus célèbre de la planète. Si l’Afrique du Sud a condamné un homme dans le dynamisme de la fleur de l’âge, il retrouve un homme aux cheveux blancs, dont les rides témoignent d’une longue réflexion de 27 ans sous les verrous. Brandissant un poing victorieux à deux reprises, en compagnie de sa femme Winnie Mandela qui lui tient la main, Mandela suscite l’enthousiasme de la foule qui crie freedom en brandissant les drapeaux vert, noir et jaune de l’ANC. « Longue vie à Mandela ! Vive l’ANC ! », chantonne la foule pour saluer celui qui deviendra plus tard leur président.

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