Le 8 février 1940 est décédé le 17ème sultan ottoman : Murad IV. Retour sur le règne de celui-ci qui a temporairement permis à l’Empire de retrouver sa prestige.

 

Un jeune sultan

Murad voit le jour à Constantinople le 27 juillet 1612. Neveu du sultan Moustapha Ier, il le succède suite à une conspiration à l’encontre de celui-ci le 10 septembre 1623. Mais étant encore très jeunes (10 ans), la régence est assurée par sa mère pendant plusieurs années. Il faudra attendre 1632 pour que le nouveau sultan décide de prendre en main le gouvernement.

 

Un début de règne mouvementé

Murad arrive sur le trône à un moment particulièrement critique. En effet, les Safavides multiplient les attaques contre l’Empire ottoman tandis que des insurrections éclatent dans le nord de l’Anatolie. Par ailleurs, la révolte des janissaires s’intensifie en février 1632. Pour calmer la situation, le nouveau sultan décide de céder à quelques revendications avant de durcir sa politique en éliminant les probables instigateurs des troubles.

 

Un noble souverain

Dès son arrivée au pouvoir, Murad mène un combat acharné contre la corruption dans son pays. Et il y parvient en utilisant plusieurs manœuvres dont la diminution des dépenses inutiles. En outre, il se montre particulièrement intolérant contre les personnes qui consomment de l’alcool, du café et du tabac. Ces produits sont d’ailleurs devenus interdits dans son Empire. Et ayant reçu une bonne formation, Murad rédige lui-même des firmans et écrit des poèmes sous le surnom « Muradi ».

 

Un commandant   

Le règne de Murad est aussi marqué par la guerre qui oppose son Empire à la Perse (1623-1639). Pour mener à bien les attaques, il décide de prendre lui-même le commandement de son armée et vit comme un simple soldat sur le terrain. Par sa détermination, il réussit avec ses hommes à conquérir plusieurs territoires dont Erevan (août 1635), Tabriz (septembre 1635) et Bagdad (1638). Avant sa mort, il signe le traité de paix intitulé Qasr-i-Chirin avec la Perse. Celui-ci définit jusqu’à maintenant la frontière turco-iranienne.

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