Le 8 février, on commémore la bataille de Mansourah, survenu en 1250, en marge de la septième croisade souhaitée par le pape Innocent IV, après la prise de Jérusalem par les Turcs, en 1244.

 

La menace des Croisés

Après la prise de Damiette, les croisés dirigés par Louis IX possèdent deux choix : assiéger l’Alexandrie pour isoler l’Égypte ou se diriger vers Le Caire. Quand les renforts menés par Alphonse Poitiers débarquent d’Europe, les croisés décident de prendre le chemin du Caire, en décembre 1249. Étant l’unique bastion qui protège Le Caire, Mansourah est protégée par les ayyoublides qui bloquent l’accès depuis un bras du Nil.

 

La résistance des mamelouks

Pendant un mois, les croisés ne peuvent avancer, malgré leurs tentatives de construire une digue pour atteindre Mansourah par le bras du Nil. Ce sera grâce à une complicité qu’ils réussissent à franchir ce cap, le 8 février 1250. Sous la pression de Fourcaut du Merle, une avant-garde des croisés lance une offensive contre les Turcs qui gardent la rive. Profitant de l’effet de surprise, cette avant-garde traverse facilement le camp sarrasin et tue l’émir Kahreddin. Arrivée à Mansourah, cette avant-garde se disperse mais se trouve bien vite à la merci des mamelouks turcs, pris en main par Baybars. Le bilan est lourd du côté des croisés : plus de 1.200 d’entre eux sont capturés y compris leur roi, Louis IX. Ce dernier est libéré contre une rançon de 200.000 livres qui

Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *