Mostefa Ben Boulaïd, militant nationaliste algérien, membre fondateur du Front de libération nationale (FLN) et un des acteurs principaux de la guerre d’Algérie, est né le 5 février 1917 à Arris.

 

Un militant

Après un exploit pendant la Seconde Guerre mondiale, Mostefa reçoit la Médaille militaire et la croix de guerre. De retour à Arris, il milite au sein du Parti du peuple algérien, puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques où il se charge de la formation politique et militaire des nouveaux recrus. Nationaliste invétéré, il achète des armes par ses propres moyens et s’occupe de leurs distributions auprès des militants, recherchés par les autorités, qu’il héberge.

En 1948, il obtient une large victoire aux élections législatives, mais la fraude perpétrée par les autorités françaises l’empêche de faire partie de l’Assemblée. Sept ans plus tard, il devient l’un des fondateurs du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA) et préside la « réunion des 22 » en faveur d’une « révolution illimitée jusqu’à l’indépendance totale ». En octobre 1954, le CRUA devient FLN et Mostefa Ben Boulaïd se compte parmi le « Comité des six », la structure réunissant les principaux dirigeants de la guerre.

 

Un indépendantiste

Mostefa Ben Boulaïd est le meneur de la Toussaint rouge de 1954 à l’Aurès qui marque le début de la guerre d’indépendance d’Algérie. En 1955, il est arrêté en Tunisie et s’en sort avec une condamnation à mort. Cependant, il s’évade au mois de novembre de la même année avec d’autres détenus, incluant Tahar Zbiri, le militant algérien qui deviendra chef d’État-Major de l’ANP à l’indépendance de l’Algérie. De retour au pays, Mostefa décède le 22 mars 1956 après l’explosion d’un poste-radio piégé parachuté par l’armée française. Reconnu comme un héros national, il donne son nom à des avenues, des écoles, un aéroport et un hôpital à Batna et Arris.

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