Née le 4 février 1913 en Alabama, Rosa Louise MacCauley Parks reste dans les mémoires comme l’icône de la lutte contre la ségrégation raciale ; ce qui lui vaut le surnom de « mère du mouvement des droits civiques » au sein du Congrès américain.

 

Une militante

Après son mariage avec Raymond Parks qui milite au sein du National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), Rosa, ayant terminé ses études secondaires, commence à se réunir avec le Parti communiste des États-Unis d’Amérique, le seul parti à l’époque à s’affirmer antiségrégationniste. En 1943, elle intègre le mouvement pour les droits civiques et occupe le poste de secrétaire auprès du NAACP.

Elle devient célèbre le 1er décembre 1955 quand, lors d’une fin de journée pluvieuse, elle refuse de céder sa place dans le bus à un blanc. Arrêtée, jugée et inculpée, elle récolte 15 dollars d’amende pour trouble à l’ordre public. Au lendemain de ces événements, le NAACP, avec des dirigeants afro-américains, fonde le Montgomery Improvement Association, présidé par le pasteur Martin Luther King, encore peu connu à l’époque. Ils appellent à un boycott du bus qui durera 381 jours.

 

Un héritage

En 1965, Rosa  rejoint l’équipe du démocrate John Conyers à Michigan et y reste jusqu’à sa retraite en 1988. Sa lutte pour la discrimination se termine par l’adoption du Civil Rights Act en 1964 et le Voting Rights Act en 1965. En 1987, elle fonde le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development ; une organisation qui sensibilise le jeune public sur les sites marquants du mouvement pour le droit civique.

Rosa Parks décède le 24 octobre 2005 à Détroit à la suite d’une démence dégénérative. Toute la sphère politique lui rend hommage, y compris le président de l’époque, Georges Bush. Sa dépouille est exposée dans la rotonde du Capitole pour un hommage public qui voit la participation de plus de 60 000 américains.

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