Le 27 janvier 1945 marque la libération du camp d’Auschwitz, le symbole de la shoah. Cette date est aujourd’hui retenue non seulement pour commémorer cet événement tragique mais aussi et surtout prévenir d’autres crimes contre l’humanité.

 

Un camp

Auschwitz est le plus grand camp crée par les nazis pour la concentration et l’extermination des juifs en Allemagne. Il est composé de trois niveaux : Auschwitz I (crée en 1940), Auschwitz II (crée en 1942) et Auschwitz III (crée en octobre 1942). Les prisonniers y sont soumis au travail forcé jusqu’à épuisement. Et ceux qui sont jugés inaptes (enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou handicapées) sont tués dans des chambres à gaz.

 

Un génocide

A la mi-janvier, l’armée rouge se rapproche dangereusement du camp. Les SS tuent alors plusieurs milliers de personnes (les plus faibles) avant d’évacuer Auschwitz. Ils contraignent environ 60.000 prisonniers à marcher à pieds vers l’ouest pour atteindre les camps toujours en service. Mais souffrant du froid et de la faim, 18.000 d’entre eux périssent en cours de route.

Les troupes soviétiques n’atteignent Auschwitz que le 27 janvier 1945. Ils évacuent les trois camps et libèrent près de 7.000 prisonniers. La plupart d’entre eux se trouvent dans des états catastrophiques (malades et mourants). Entre 1940 et 1945, plus de 1,3 million de personnes ont été déportées dans ce camp et au moins 1,1 million d’entre eux y ont péris.

 

Une journée de prévention

57 ans plus tard, des ministres de l’éducation des Etats membres du Conseil d’Europe avancent une initiative visant à se souvenir de cette libération et à prévenir d’autres crimes contre l’humanité. Elle est suivie par les Nations Unies dont l’Assemblée générale adopte, le 1er novembre 2005, une résolution intitulée « Mémoire de l’Holocauste », célébré chaque année le 27 janvier.

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