Le 25 janvier 2011 restera dans l’histoire de l’Égypte comme la date du début de la révolution contre le régime d’Hosni Moubarak à qui le peuple associe la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage.

 

Une révolte

Au pouvoir depuis 1981, Moubarak, alors âgé de 81 ans, s’attire la colère du peuple égyptien qui exige la mise en place d’une vraie démocratie à travers l’organisation d’une élection libre et transparente, l’amélioration des conditions de vie, l’éradication de la corruption et une solution au chômage. D’un autre côté, la Tunisie a offert un bel exemple en évinçant Ben Ali du pouvoir ; une leçon que les égyptiens tiennent à appliquer chez eux.

 

Une mobilisation 

Lors de la journée du 25 janvier et la nuit qui s’en suit, plusieurs foyers de tension éclatent sur tout le territoire égyptien, allant de la place Tahrir au Caire à Alexandrie, d’Assouan à Assiout, de Tanta à Mansourah (du côté du delta du Nil) jusque dans la péninsule du Sinaï. Selon la police locale, entre 20 000 et 30 000 membres de forces de l’ordre sont déployés sur toute l’Égypte lors de cette journée de mobilisation massive répondant à l’appel du Mouvement du 6-avril, un groupe qui lutte pour la démocratie. Quatre personnes, dont un policier, décèdent à la suite de cette journée ; mais au cours des 17 jours de manifestations qui en découlent, le bilan grimpe jusqu’à 846 civils, selon les chiffres émis par Amnesty International.

 

Chute de Moubarak

Au bout de 18 jours de manifestations sanglantes, le président Hosni Moubarak démissionne le 11 février 2011, laissant le pouvoir à l’armée égyptienne dont la principale mission consiste à mener une transition « crédible aux yeux du peuple égyptien », selon les mots du président américain Barack Obama, dans la soirée du vendredi 11 février 2011, quelques heures après la démission de Moubarak.

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