Le 24 janvier 1956 marque la naissance du chanteur-compositeur-interprète algérien: Lounès Matoub. Retour sur le parcours de l’une des plus grandes figures de la chanson kabyle.

 

Une inspiration

Lounès voit le jour à Taourirt Moussa Wamar dans la région d’Aït Douala, à une vingtaine de kilomètres de Tizi Ouzou. Son père étant forcé à l’exil, le petit garçon grandit aux côtés de sa mère. C’est cette dernière qui lui transmet la passion pour la chanson. Elle avait, en effet, l’habitude de chanter tout au long de sa journée pour se consoler. Par ailleurs, c’est aussi grâce à elle que Lounès découvre la culture berbère. Il avait droit, chaque soir, à des contes kabyles.

 

Un chanteur

En 1975, Lounès effectue son service militaire à Oran. Il y passe deux années traumatisantes durant lesquelles il est victime de racisme et de ségrégation. Pour oublier sa peine, il se réfugie dans la poésie. A la fin du service national, il se lance dans la chanson en ajoutant des mélodies à ses écrits et commence à animer des fêtes. Face au succès, il tente sa chance à Paris et se produit dans des endroits fréquentés par la communauté émigrée kabyle. C’est ainsi qu’il fait la connaissance du chanteur Idir. Constatant son talent, ce dernier l’inclut dans le récital intitulé : La nouvelle chanson berbère au palais de la Mutualité. Quelques mois plus tard, Lounès sort son premier disque et rencontre instantanément le succès en France et en Algérie.

 

Un militant

Outre sa passion pour la musique, Lounès est aussi très engagé dans la cause identitaire berbère et la popularisation de la culture amazighe. En avril 1980, alors que se déroule le Printemps berbère en Algérie, il manifeste son soutien au mouvement en débarquant en tenue paramilitaire sur scène durant son concert à l’Olympia. Par ailleurs, il lève sa voix pour dénoncer la corruption dans son pays ainsi que la montée flagrante des islamistes. Mais sa prise de position n’est pas sans risque : il fait l’objet de deux attaques terroristes dont la dernière lui coûte la vie le 25 juin 1998.

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