Le 23 janvier 1864 marque l’abolition de l’esclavage en Tunisie. Le pays devient ainsi le premier dans le monde arabo-musulman à rejoindre la cause abolitionniste. Retour sur cette date symbolique :

 

Un acte symbolique

Ce jour-là, Ahmed Bey Ier décrète la fin de l’esclavage dans le pays. Il s’agit là d’un acte avant-gardiste car c’est une première dans le bassin méditerranéen (la France suivra en 1848) et dans le monde arabo-musulman (Algérie en 1848 et le Maroc en 1922).

 

Une décision en plusieurs temps

Pour arriver à cette décision, le bey a procédé par étapes. Etant lui-même fils d’une esclave sarde, il interdit le commerce de personnes dès avril 1841. Un an plus tard, il signe un décret qui stipule que tous ceux qui sont nés dans le pays sont considérés comme « individu libre ». Malgré quelques rejets, notamment des régions du Sud où les esclaves représentent une main d’œuvre importante, la décision est bien accueillie par le peuple. Plus de 167.000 esclaves issus des échanges en Méditerranée et de la traite transsaharienne sont affranchis dans la société tunisienne.

 

Un visionnaire

Mais Ahmed Bey Ier ne s’arrête pas là ! Pour ceux qui continuent à maintenir des gens en esclavage et ceux qui alimentent le commerce, il compte promulguer des sanctions pécuniaires (amendes) mais aussi des sanctions pénales (emprisonnement). Il sort ainsi un décret allant dans ce sens le 18 mai 1890.

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