L’Abbé Pierre, prêtre catholique fondateur du mouvement Emmaüs pour la lutte contre l’exclusion, décède le 22 janvier 2007, à l’hôpital de Val-de-Grâce à Paris.

 

« Grandes vacances »

Alors qu’il est âgé de 94 ans, l’Abbé Pierre souffre d’une bronchite qui occasionne une infection du poumon. Ce sera cette dernière qui lui sera fatale le 22 janvier 2007, à 5 h 25, l’heure à laquelle il est enfin parti pour ses « grandes vacances », comme il aimait le dire.

Conformément au souhait de l’Abbé Pierre, l’éventualité d’un deuil national est écartée, car il voulait que l’argent soit versé à sa fondation pour la poursuite de ses œuvres. En ce sens, la dépouille de l’Abbé est reçue à la cathédrale Notre-Dame de Paris le 26 janvier à 11h, devant une assistance composée des éminents politiciens de l’époque, du président du Conseil français du culte musulman qui lui remet un cadeau symbolique et une foule venue en masse pour applaudir le cercueil à son passage. L’inhumation se fera dans la plus stricte intimité à La Halte d’Emmaüs, une maison de repos où l’Abbé a passé les dernières années de sa vie.

 

Des hommages

Les communiqués officiels rendant des hommages vibrants envers l’Abbé Pierre fusent après son décès, notamment venant des organismes qui ont milité avec lui ainsi que les personnalités politiques françaises de l’époque. Le 24 et le 25 janvier 2017, la chapelle de l’église du Val-de-Grâce ouvre ses portes à un public nombreux venu se recueillir devant la dépouille de l’Abbé Pierre lové dans un cercueil simple avec, uniquement, sa canne et son béret. Des livres d’or reçoivent les hommages populaires dans les villes françaises et une messe commémorative est célébrée à Lyon, la ville natale de l’Abbé Pierre, par l’archevêque et le cardinal de l’époque ; une messe au cours de laquelle, un diacre neveu de l’abbé, proclame l’évangile.

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