Le 21 janvier 1774 est marqué par la mort de Mustapha III, souverain de l’Empire Ottoman de 1757 à 1774, connu pour la tentative de réformes administratives et militaires qu’il veut mener durant son règne.  

 

Ses projets de réformes

Né en 1717, Mustafa III, fils d’Ahmet III, est emprisonné depuis la déposition de son père en 1730. C’est le 26 novembre 1757 qu’il accède au trône, suite au décès du sultan Osman III, son cousin. Respecté dans l’Empire pour son jugement sain, il ne pourra pourtant pas exercer convenablement sa fonction, en raison de sa faible santé.

En revanche, au début de son règne, il bénéficie d’une longue période de paix dont il profite pour tenter de mener des réformes internes, avec le soutien de son grand vizir Koca Ragıp Pasha. Mais il échouera dans son projet de moderniser l’administration et l’armée puisque des janissaires s’y opposent et l’empêchent d’engager les réformes envisagées.

 

La fin de sa vie

Il connaîtra plusieurs défaites militaires au cours de son règne, essentiellement durant la guerre turco-russe déclenchée en 1768. Ainsi, à l’issue de cette guerre en  1774, l’Empire ottoman perdra le contrôle d’importants territoires, dont la Crimée.

Sans même avoir vu la fin du conflit, il meurt le 21 janvier 1774 à Constantinople et est succédé par son frère Abdul-Hamid qui va, à son tour, ramener la paix au sein de l’Empire au début de son règne le 14 juillet de la même année. Le tombeau de Mustapha III sera accolé à la mosquée de Lâleli, édifiée sous son impulsion.

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