Le 18 janvier 1952, les tunisiens se manifestent pour contrer l’occupant français. C’est l’entrée officielle du pays dans une « période décisive » menant à son indépendance en 1956. Retour 67 ans en arrière…

 

Un protectorat

Par le traité de Bardo, la Tunisie est placée sous protectorat français à partir du 12 mai 1881. Ce régime s’est ensuite évolué vers l’administration directe du pays par la France, ce qui a réveillé le sentiment nationaliste des tunisiens. Plusieurs mouvements visant à contrer les occupants voient ainsi le jour dont le Parti libéral constitutionnel tunisien en 1920 par Abd al-Aziz Taâlbi puis Néo-Destour en 1934 par Habib Bourguiba.

 

Une insurrection

Mais la lutte anticoloniale monte d’un cran quand de nombreux chefs indépendantistes dont Bourguiba sont arrêtés en Tunisie le 18 janvier 1952. Le même jour, des manifestations éclatent dans les grandes villes pour réclamer leur libération mais aussi pour soutenir leurs idéologies. L’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) déclare ensuite la grève générale, ce qui permet au mouvement d’embraser tout le pays.

 

Une répression

En riposte, les forces coloniales répriment violemment les rassemblements. Plusieurs tunisiens tombent ainsi en martyrs, notamment à Kairouan et à Mateur. Mais au lieu de démotiver le peuple, cela ne fait que renforcer son envie de liberté. Le mouvement commence alors à prendre de l’ampleur jusqu’à embraser tout le pays. Et c’est là que commence la résistance armée de la Tunisie qui ne prendra fin qu’en 1956, à l’obtention de l’indépendance du pays.

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