Le 8 janvier 1961, les français se rendent aux urnes pour donner leur avis sur le projet de loi proposé par De Gaule notamment sur l’autodétermination de l’Algérie.

 

Le contexte

Le 16 septembre 1659, le général De Gaulle évoque lors d’un discours radiotélévisé le droit du peuple algérien à l’autodétermination. Il propose pour cela trois solutions : une sécession, une francisation ou une association France-Algérie.

Malgré la formation d’un mouvement appelé le Rassemblement pour l’Algérie française (RAF), le président français semble plutôt intéressé pour une association qu’il définit comme : « le gouvernement des algériens par les algériens, appuyé sur l’aide la France et en union étroite avec elle ». Les négociations autour des conditions débutent d’ailleurs en juin 1960 mais n’aboutissent à rien.

 

Le référendum

Le 8 janvier 1961, De Gaulle organise un référendum pour connaître l’opinion du peuple sur la politique à adopter en Algérie. Ainsi, les français de la métropole, de l’Algérie, des DOM et des TOM sont invités aux urnes pour répondre à la question : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et concernant l’autodétermination des populations algériennes et l’organisation des pouvoirs publics en Algérie avant l’autodétermination ? »

Avec 75% de « oui », les métropolitains approuvent sans ambiguïté le projet de loi. En revanche, le sentiment est toujours très partagé en Algérie qui a tout de même récolté 72% d’approbation. Quoi qu’il en soit, les résultats globaux (74,99%) forcent le gouvernement français à reprendre les négociations avec le gouvernement provisoire de la République algérienne dès l’été 1961. L’Algérie n’obtiendra toutefois son indépendance qu’en juillet 1962.

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