Le 7 janvier 891 est marqué par la naissance du calife ommeyade : Adb al-Rahman III, surnommé An-Nâsir. C’est sous son règne que l’Espagne musulmane connaît sa période la plus brillante.

 

Un orphelin

Abd al-Rahman voit le jour en 891 à Cordoue. Orphelin dès son plus jeune âge, il est élevé par son grand-père Abd allah ben Muhammad, septième émir ommeyade de Cordoue. A l’âge de 21 ans, il accède au trône et ne rencontre aucune contestation. Toutefois, le territoire qu’il hérite est en proie à des conflits internes. Le nouvel émir décide alors d’adopter une politique plus radicale pour instaurer la paix.

 

Un émir devenu calife

Dès son arrivée au pouvoir, Abd al-Rahman se montre ainsi plus ferme vis-à-vis des gouverneurs rebelles. Pour les maîtriser, il n’hésite pas à initier les affrontements durant lesquels, les perdants sont sévèrement punis et leurs terres sont reprises par l’émirat. Toutefois, l’émir fait preuve d’une grande équité envers les musulmans et les chrétiens qui décident de se soumettre en déposant leurs armes.

Avec cette politique, il réussit à reprendre des territoires qui échappaient depuis des années à l’autorité du sultan comme Elvira (913), Jéan (913), Tolox (913), Carmona (914)… En près de dix ans, Adb al-Rahman réussit à détruire les poches de résistance et à unifier le pays. Par ailleurs, il permet à l’Espagne musulmane de s’épanouir puisqu’il arrive aussi à maîtrise toutes les menaces sur le plan international : le royaume de Léon Ordoño au nord et le califat fatimide au sud.

En 929, Abd al-Rahman décide de s’affranchir, en plus de son pouvoir politique, une autorité religieuse. Le 16 janvier de la même année, il s’attribue alors le titre de calife, commandeur des croyants et défenseur de la foi an-nâcir lidîni-llâh. Et, il prend la décision d’octroyer tous les pouvoirs, longtemps détenus aux mains des nobles, à des hommes de basse condition dont ses sujets slaves.

 

Un héritage

En 961, Abd al-Rahman tombe gravement malade et meurt le 16 octobre. Il est considéré par les historiens comme celui qui a permis à l’al-Andalus d’atteindre son âge d’or. Son règne de quarante-neuf ans a en effet conduit à l’épanouissement du commerce, des sciences, de l’agriculture mais aussi de l’art dans le pays. Le trésor national comptait déjà plus de 20 millions de pièces d’or, soit trois fois plus que ce qu’ont pu recueillir ses prédécesseurs, dix ans avant sa mort.

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