Le 6 janvier 1853 marque le décès de Louis Braille, un organiste, enseignant et inventeur français. On lui doit le système d’écriture, portant son nom, destiné aux personnes malvoyantes et aveugles.

 

Un accident

Louis Braille voit le jour le 4 janvier 1809 à Coupvray, une petite commune à l’Est de Paris. Déjà tout petit, il est fasciné par les outils que son père utilise en tant que bourrelier. Un jour, alors qu’il jouait avec, il se blesse l’œil droit. Celui-ci est alors bandé mais le petit garçon de trois ans ne peut s’empêcher de le gratter. La blessure s’infecte et en plus d’invalider l’œil touché, elle affecte aussi l’autre œil. Il perd alors définitivement la vue.

 

Une invention

Son handicap, Braille ne le voit pas comme un frein à son développement. Entre 1816 et 1818, il suit des cours à l’école de sa commune tout en continuant à aider son père dans son usine. A l’âge de 10 ans, il intègre l’institution royale des jeunes aveugles, fondée par Valentin Haüy. Rapidement, il se démarque des autres en réussissant toutes les disciplines enseignées.

En 1821, le jeune garçon assiste à la présentation du système de sonographie pour les aveugles créée par Charles Barbier de la Serre. L’idée l’intéresse et il veut apporter sa contribution pour l’améliorer mais personne ne l’écoute. Il décide alors de mettre au point son propre système : des points saillants pour permettre aux aveugles de lire et d’écrire. Il achève son projet en 1825 mais n’obtient la sanction d’expérience que deux ans plus tard. Le résultat est concluant, sa méthode portant son nom est exposée en 1829 et est, depuis, utilisée dans le monde entier.

 

Un départ brusque

Vers 1835, Braille est atteint de la tuberculose qui le contraint de réduire au maximum ses tâches. Mais sa santé ne cesse de se détériorer au point où il est obligé d’abandonner l’enseignement en 1844. Il profite de ce temps libre pour travailler sur une machine pouvant lire le braille qu’il inaugure en 1847. En décembre 1851, il est au plus mal après une importante hémorragie du poumon. Entouré de ses amis, le 6 janvier 1852, Braille rend son dernier souffle et est inhumé le 10 janvier à Coupvray. Plus tard, sa dépouille est transférée au Panthéon de Paris mais ses mains sont restées dans sa tombe initiale.

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