Ce 28 décembre, nous rendons hommage au poète mystique persan, Saadi, décédé en 1291. Retour sur son parcours :

 

Un intellectuel

Abû-Muhammad Muslih al-Dîn bin Aballâh Shîrâzî, de son vrai nom, est né vers 1210 à Shirâz, dans le Sud-ouest de l’actuel Iran. Orphelin peu après sa naissance, il est élevé par son grand-père paternel. Durant sa jeunesse, il quitte sa ville natale dans le but de suivre une meilleure éducation. Il se rend alors à Bagdad où il réussit à intégrer l’université d’al-Nizamiyya. Il y étudie les sciences islamiques, l’histoire, la théologie, le droit et la littérature arabe.

 

Un sage

L’invasion mongole de la Perse le contraint à quitter son pays. Il entame alors un long voyage qui va durer une trentaine d’années. Cela lui permet de découvrir de nombreux pays : l’Anatolie, la Syrie, l’Egypte, l’Irak, le Pakistan, l’Inde et quelques pays de l’Asie Centrale. Il en profite aussi pour effectuer des pèlerinages à la Mecque, Jérusalem et à Médine. Chacun de ces endroits lui ont permis d’ouvrir son esprit de manière décisive. Ainsi, quand il retourne dans sa ville natale en 1256, il parvient avec aisance à conseiller l’émir Saad ibn Zangui.

C’est à cette époque que Saadi aurait commencé à rédiger ses œuvres. Il écrit alors plusieurs poèmes qui ont une portée morale, spirituelle ou sociale : le Bustân (le Verger), le Khabissât (les méchancetés), le Pend-Nameh (livre des conseils). Mais le plus connu dans les pays occidentaux reste le Golestân (Le jardin des roses). Il s’agit d’un recueil de contes suggérant les comportements à tenir dans certaines situations de la vie. Considérée comme une source de sagesse, cette œuvre a été traduite en plusieurs langues et a fortement inspiré la littérature européenne du XIXème et XXème siècle.

 

Une célébrité

Durant les dernières années de sa vie, Saadi demeure dans un endroit un peu loin de Shirâz où il se consacre à la contemplation et à l’adoration de Dieu. De nombreuses personnalités se succèdent pour lui rendre visite et lui apporter des dons. Il les reçoit aimablement, prend ce dont il a besoin et partage le reste aux nécessiteux. C’est avec cette image d’un homme exceptionnellement généreux que Saadi rejoint sa dernière demeure en 1291. Sa tombe, située dans le Nord-Est de la ville, fait l’objet de pèlerinages depuis des siècles.

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