Le 27 décembre 1978, l’Algérie est en choc : son président, Houari Boumediene vient de rendre l’âme à seulement 46 ans. Retour 40 ans en arrière…

 

Une grave maladie

Depuis son retour de Syrie en septembre, où il assistait à une réunion avec d’autres chefs d’Etats arabes, Boumediene est victime de maux de tête assez fréquents. Au fur et à mesure que le temps passe, la douleur devient extrêmement forte au point de le handicaper. De nombreuses audiences sont ainsi annulées et ses apparitions en public sont limitées.

Malgré les soins, l’état du président se dégrade puisqu’on lui détecte une hématurie (présence de sang dans l’urine). Des rumeurs évoquent alors un possible empoisonnement lors de son voyage en Syrie. Ce qui est contredit par ses médecins traitants lors de son évacuation à Moscou. Selon ces derniers, Houari Boumediene est atteint de la maladie de Waldenström, une infection rare du sang.

 

Une lueur d’espoir

Le 14 novembre, le quotidien El-Moudjahid annonce à sa une le « retour du Président à Alger ». Mais il est particulièrement affaibli et amaigri par la maladie. Il tombe d’ailleurs dans le coma, quatre jours après ce retour, et est admis en urgence à l’hôpital Mustapha Pacha. Il se réveille le 24 novembre mais sombre de nouveau dans le coma quatre jours plus tard. Les chances que le président survivent sont, à partir de là, infimes.

Le mercredi 27 décembre, le moment tant redouté se produit à 3h55 du matin : Boumediene rend son dernier souffle. Les algériens sont sous le choc d’apprendre la disparition de leur chef d’Etat. Ils seront des milliers à assister aux funérailles le vendredi 29 décembre. La dépouille du président algérien (1976 – 1978) est inhumée au cimetière d’Elia, près d’Alger.

Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *