Après cinq mois de siège, Rhodes tombe entre les mains de Soliman Le Magnifique le 20 décembre 1522. Cette victoire permet aux ottomans d’avoir le contrôle exclusif sur la Méditerranée orientale.

 

Une menace

Après la perte de Saint Jean d’Acre en 1291, les Hospitaliers partent à la conquête de Rhodes. Cependant, ils ne peuvent s’emparer de l’île aux mains des byzantins qu’en 1310 après quatre années de guerre. Ils y installent une puissante armée maritime tout en conservant une importante garnison sur les îles voisines du Dodécanèse.

L’Empire ottoman, étant en pleine expansion, voit en cette présence une menace pour son avenir. Il lance alors de nombreuses tentatives pour prendre l’île mais en vain. En 1520, Sélim Ier envisage une nouvelle expédition mais il meurt subitement. C’est ainsi son fils et successeur, Soliman Le Magnifique, qui va diriger l’attaque.

 

Le siège

Le nouveau sultan profite d’un conflit interne parmi les Hospitaliers pour attaquer Rhodes en 1522. Il envoie d’abord sa flotte (estimée entre 200 à 400 voiles) qui débarque devant l’île le 24 juin. Il les rejoint un mois plus tard et donne l’ordre à une partie de ses hommes d’investir la ville sur terre sous la direction de Mustapha Pacha. Encerclés, les assiégés lancent un appel à l’aide mais leurs alliés peinent à les atteindre en raison du blocus maritime ottoman. Et sur terre, les hommes de Soliman multiplient les assauts jusqu’à ce que les tours protégeant la ville s’écroulent.

Après cinq mois de sanglants affrontements, les deux camps décident enfin de passer aux négociations le 10 décembre. Un accord est conclu quatre jours plus tard stipulant la cession de la ville par les Hospitaliers contre la libération de 160 de leurs chevaliers ainsi que la possibilité aux habitants de la ville de partir en sécurité s’ils le souhaitent. De son côté, Soliman en profite pour exiger le départ des garnisons présentes sur les îles de Dodécanèse. Les Hospitaliers ainsi que quelques Rhodiens quittent ainsi les lieux dès janvier 1523. Cette prise permet aux ottomans de monopoliser le contrôle de la Méditerranée orientale qui est un point stratégique dans les échanges commerciaux entre ses différents territoires.

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