L’historien algérien, Abou El Kacem Saâdallah, décède des suites d’une longue maladie le 14 décembre 2013. Retour sur le parcours de l’un des éminents hommes de savoir du pays.

 

Son enfance

Abou el Kacem voit le jour le 1er juillet 1930 à Guemar, dans la wilaya d’El Oued. Entre 1947 et 1954, il fait ses études en Tunisie où il apprend le coran, la religion, le fiqh et la langue arabe. Il retourne ensuite en Algérie et écrit pour le compte d’El-Bassaïr, un organe de presse appartenant à l’Association des oulémas musulmans algériens, sous le pseudonyme « jeune critique ». Mais il repart de nouveau en Egypte pour poursuivre ses études et obtient son diplôme de magister en 1962 puis aux Etats-Unis afin d’empocher un doctorat en histoire moderne et contemporaine en 1965. Grâce à ces nombreux voyages, Abou el Kacem maîtrise plusieurs langues : le français, l’arabe, l’anglais, l’allemand et le persan.

 

Ses contributions

Passionné et grand chercheur sur l’histoire de l’Algérie, Abou el Kacem a publié plusieurs ouvrages traitant ce sujet. Parmi eux : le « Mouvement national algérien » en trois tomes, « Recherches et opinions sur l’histoire de l’Algérie » en quatre volumes ou encore « Conférences sur l’histoire de l’Algérie moderne » qui est considéré par ses compères comme une « référence en matière de recherches sur l’histoire du pays ». Il a aussi apporté une attention particulière sur l’évolution de la pensée littéraire algérienne qu’il retrace notamment dans « L’histoire culturelle de l’Algérie ». En tout, l’auteur a une vingtaines de livres à son actif. Par ailleurs, il a rédigé plus de 70 articles de presses, réalisé 87 études sur divers thèmes et a participé à une quarantaine de conférences.

 

Sa disparition

Abou el Kacem s’éteint à l’âge de 83 ans, des suites d’une longue maladie, à Alger. A l’annonce de sa disparition, plusieurs personnalités ont tenu à lui rendre hommage dont le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Quelques mois plus tard, la bibliothèque de lecture publique de Tissemsilt lui consacre une exposition. Son nom est aussi attribué à la bibliothèque de la Maison de la culture d’El Oued ainsi qu’à l’Université d’Alger 2. En 2017, quelques intellectuels algériens ont appelé à la création d’une fondation portant son nom dans le but de pérenniser son œuvre.

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