En 1949, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. Depuis, le 2 décembre est institué Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage.

 

La convention de 1949

En 1927 et 1936, la Société des Nations mène deux enquêtes. Le rapport qu’elle conclut soulève que l’existence des bordels et le manque de réglementation ne font que favoriser la traite d’êtres humains aussi bien sur le niveau national qu’international.

Pour y remédier, l’organisation prévoit une convention dont la rédaction débute en 1937. Mais le monde entre en guerre entre 1939 et 1945, ce qui suspend tous les travaux. Il faut alors attendre 1948 pour qu’ils reprennent et le 2 décembre 1949 pour que le texte soit achevé.

Celui-ci  stipule que « la prostitution et le mal qui l’accompagne, à savoir la traite des êtres humains en vue de prostitution, sont incompatibles avec la dignité humaine et la valeur de la personne humaine et mettent en danger le bien-être de l’individu, de la famille et de la communauté ».

 

Esclavage moderne

En 2012, 82 Etats ont ratifié la convention et 25 autres l’ont signée. Toutefois, la traite d’êtres humains est loin d’être éradiquée. Pire, elle se manifeste actuellement sous différentes formes : travail forcé, servitude de dettes, trafic de personnes et d’organes humains, utilisation d’enfants soldats, mariage forcé, esclavage sexuel….

Selon le dernier bilan publié par l’Organisation internationale du travail, plus de 21 millions de personnes à travers le monde ont été réduites à l’esclavage en 2017. Ces chiffres alarment puisqu’ils sont plus importants que ceux retenus entre le XVème et XIXème siècle : 13 millions de victimes, à l’ère où l’esclavage était encore légal. Et pire encore, ils risquent de doubler cette année à cause des guerres qui ne cessent de s’intensifier dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Quoi qu’il en soit, ce 2 décembre doit interpeller l’opinion publique sur ces graves violations des droits de l’homme qui continuent à faire de plus en plus de victimes. Par ailleurs, la journée doit aussi amener chaque Etat et gouvernement à faire appliquer les traités internationaux ou régionaux sur ce sujet.

Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *