Ce 20 novembre, nous célébrons le Mawlid Annabawi, la naissance du Prophète Muhammad (psl). Moins populaire que l’Aïd el-fitr et l’Aïd al-Adha, cet événement a une grande importance aussi bien chez les sunnites que les chiites.

 

Les premières années de la vie du Prophète (psl)

Selon la tradition musulmane, Muhammad (psl) est né le douzième jour du mois de Rabi’ al-Awwal au cours de l’année de l’Eléphant, dans le vallon des Beni Hâshim à La Mecque. Il est le fils de Abdallah ben Abd El-Moutalib et de Amina bent Wahid, de la tribu des Quraïchites. Mais le petit garçon n’aura pas la chance de connaître son père puisqu’il décède quelques temps avant sa naissance.

Comme était la coutume en Arabie, le nouveau-né est confié à une nourrice des villages avoisinants. Muhammad (psl) est accueilli par Halima Saadia et sa famille issue de la tribu des Beni Sa’d Ibn Bakr. Mais avant que l’enfant n’atteigne sa troisième année, un événement miraculeux se produit : l’Ange Djibril retire un caillot (représentant le démon présent dans chaque être humain) de son cœur. Secouée par l’anecdote, Halima le ramène rapidement à sa mère.

Quelques années plus tard, Yamina décide de visiter la tombe de son défunt marin à Yathrib. En compagnie de son fils, de son beau-père et d’une de ses servantes, elle entame un voyage de 500 kilomètres. Malheureusement, elle rend l’âme durant le trajet de retour dans un endroit appelé Al-Abwâ. Orphelin, Muhammad (psl) est pris en charge par son grand-père Abd al-Muttalib puis, au décès de ce dernier, par son oncle Abû Tâlib.

 

Le jour du Mawlid

Certes, l’anniversaire de la naissance du Prophète (psl) n’est mentionné nulle part dans le coran mais sa célébration est légitimée par de nombreux théologiens tels que : Ibnou Hajar Al-‘Asqalani, Ahmad ibnou Zayni Dahlan ou encore Sakhawi. Les écrits historiques relatent d’ailleurs que la dynastie des Fatimides dédiait des journées festives à l’honneur de Muhammad (psl), d’Ali ibn Abi Talib et de Fatima jusqu’en 1095, date de l’accession au pouvoir d’Al-Malik al-Afdahl qui a aboli la tradition.

Actuellement, la célébration est très répandue dans les pays musulmans où la journée est fériée pour certains. Elle se caractérise par des chants poétiques relatant le parcours du Prophète (psl), des feux d’artifices, des bougies (symboles de la lumière que le « noble caractère » dont parle le Coran a apportée au monde) et des distributions de cadeaux. Sans oublier le bon repas qu’on partage en famille et durant lequel on savoure les desserts spécialement conçus pour cette fête comme la crème au lait et à la cannelle en Tunisie ou encore la semoule grillée avec du miel, beurre et de la cannelle en Algérie.

Author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *