Après deux années d’exil forcé, le sultan Mohammed Ben Youssef regagne son pays le 16 novembre 1955. Ce retour annonce le début d’une nouvelle ère pour le Maroc.

 

Une marée humaine

Très tôt ce jour-là, plusieurs milliers de personnes venant des quatre coins du Royaume chérifien se ruent vers l’aéroport de Rabat, à Salé. Nombreux d’entre eux brandissent le portrait de Mohammed Ben Youssef, celui qu’il considère comme « l’icône de la résistance ». Et c’est normal parce qu’ils se sont réunis-là pour souhaiter la bienvenue au souverain après deux ans, deux mois et 27 jours d’exil forcé de celui-ci à Ajaccio en Corse puis à Antsirabe à Madagascar.

 

Un accueil triomphant

En fin de matinée, l’événement tant attendu arrive finalement. Le DC-6 qui transportait la famille royale touche le sol marocain. Vêtu d’une jellaba grise, le sultan fait son apparition aux côtés de son fils Moulay Hassan. Sur le tarmac de l’aéroport, ils sont accueillis par de nombreuses personnalités marocaines ainsi que françaises dont le nouveau résident André Dubois. Mohammed monte ensuite dans une limousine découverte et salue la foule qui accompagne le cortège jusqu’au palais de Rabat, soit environ six kilomètres. Les années de séparation ne semblent donc pas avoir eu d’impacts sur le lien qui unit le peuple marocain à la dynastie alaouite.

 

Une nouvelle ère  

Deux jours plus tard, le sultan tient un discours historique annonçant la fin du protectorat français devant près de 100.000 personnes à Rabat. « Nous nous réjouissons de pouvoir annoncer la fin du régime de tutelle et du protectorat et l’avènement d’une ère de liberté et d’indépendance » a-t-il déclaré. De là débute une nouvelle histoire pour le Maroc même si l’indépendance n’est actée qu’en mars 1956.

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