Le 12 novembre 1817 est né Bahá’u’lláh, celui qui a créé la religion baha’ie, s’affirmant comme le dernier grand messager divin de l’histoire après le Bāb, fondateur du babisme.

 

Sa grandeur d’âme

Mírzá Husayn-‘Alí, surnommé Bahá’u’lláh (splendeur de Dieu), voit le jour à Téhéran (Iran) le 12 novembre 1817 dans une famille fortunée iranienne, revendiquant descendre des dynasties régnantes de l’ancienne Perse. Il est le fils Mírzá Buzurg qui occupe une position élevée à la cour royale de Perse. Dès son enfance, ses nombreuses qualités font déjà comprendre à son entourage qu’il est doté d’une intelligence et d’une sagesse exceptionnelle, bien qu’il n’ait jamais fréquenté l’école.

Avec l’âge, les signes de sa grandeur d’âme s’affirment de plus en plus. Ainsi, il est reconnu avant tout pour sa compassion, sa générosité et sa clairvoyance. À 18 ans, il se marie à une jeune femme du nom de Navváb. Quatre ans après, son père décède et c’est désormais à lui de s’occuper de sa famille et de ses propriétés. Le gouvernement lui offre alors un poste ministériel de son père, mais il refuse, préférant se consacrer aux œuvres de charité.

 

Sa mission

Plus tard, Bahá’u’lláh déclare sa foi au message du Báb, fondateur de la religion babisme et mise sur son influence pour la promouvoir. Mais il sera emprisonné et torturé à partir de 1852 pour cet engagement. Ce qui ne le démotive pas pour autant ! Alors que Bahá’u’lláh est encore assis dans l’obscurité, les pieds enchaînés, l’Esprit de Dieu se révèle à lui et l’ordonne « d’élever la voix entre ciel et terre ». Avec la nouvelle révélation de Dieu, la mission de Bahá’u’lláh est désormais de « faire renaître spirituellement l’humanité et d’unir les peuples du monde ».

Une fois sorti de prison, il est exclu de son pays natal et entame un exil qui va durer près de 40 ans, soit le reste de sa vie, pour accomplir sa mission en tant que messager de Dieu. Ses disciples, appelés « bahá’ís », se multiplient. Et c’est à ‘Akká (dans l’actuel Israël) que Bahá’u’lláh écrit certaines de ses œuvres majeures, s’adressant aux rois et dirigeants de son époque. Il y révèle les principes et les lois qui doivent « conduire l’humanité vers une ère de paix universelle ».

Les enseignements de Bahá’u’lláh demeurent ainsi le fondement de la foi bahá’íe et cherche à donner une vision d’espoir et de guérison à l’humanité. « Je n’ai d’autre objet que d’améliorer le monde et d’assurer la tranquillité de ses peuples », écrit-il dans l’une de ses œuvres. Tout au long de sa mission, il va être très souvent persécuté, torturé et emprisonné jusqu’à sa mort en 1892 à l’âge de 75 ans, après une brève maladie.

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