En 1920,  l’Etat français déclare le 11 novembre : jour de commémoration de l’armistice de 1918. Depuis,  cette date donne lieu, chaque année, à de nombreuses cérémonies visant à commémorer ceux qui sont tombés pour la France.

 

Des hommages, des commémorations

Deux ans après la guerre, le bilan est lourd pour la France et nombreux de ses soldats décédés n’ont toujours pas été identifiés. Toutefois, leur rendre hommage semble une nécessité puisqu’ils ont sacrifié leur vie pour servir leur patrie. De là vient alors l’idée d’une commémoration nationale.

Le 11 novembre 1920, la dépouille d’un soldat inconnu est choisie pour représenter tous ceux qui sont tombés pour la France durant la Grande Guerre. Elle est ensuite inhumée sous l’arc de triomphe dans la tombe du soldat inconnu. Puis, trois ans plus tard, une flamme « qui ne s’éteint jamais » est allumée pour attribuer une portée symbolique au tombeau.

Depuis, une cérémonie officielle est organisée tous les 11 novembre devant la tombe du soldat inconnu mais aussi auprès des cimetières de militaires de la Grande Guerre et des monuments aux morts communaux. Elle est marquée par une prise d’armes, un dépôt de gerbes, un appel nominatif des soldats, une sonnerie aux morts et une minute de silence.

 

100 ans plus tôt !

En 1918, l’armée allemande est plus que jamais fragilisée. Outre l’échec des offensives menées entre juin et juillet, elle voit ses adversaires obtenir le renfort des forces britanniques et américaines. Par ailleurs, ses alliés sont obligés de capituler suite à la signature des armistices des fronts orientaux (Bulgarie, empire ottoman et Autriche-Hongrie).

N’ayant plus le choix, l’état-major allemand envoie une demande d’armistice, sous forme de message morse, à la France le 5 novembre et les négociations sont aussitôt engagées. Six jours plus tard, un traité de paix est signé entre les parties concernées à 5h15 du matin dans un wagon, la « voiture 2419D », stationné dans la forêt de Compiègne.

L’entente prend effet le jour-même dès 11 heure du matin et ce pour une durée de 36 jours renouvelable trois fois. Marquant la fin de la Première Guerre Mondiale, l’annonce de l’armistice est accueillie avec joie dans les capitales européennes y compris Berlin.

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