Le 26 octobre 1919 marque la naissance de Mohammad Reza Chah Pahlavi, le dernier Chah d’Iran. Entre 1960 et 1970, il entreprend une vaste série de réformes visant à accélérer la modernisation du pays. 

 

Une éducation occidentale

Né à Téhéran, Mohammad Reza devient officiellement « prince héritier » à l’âge de sept ans. Après une formation militaire, le garçon rejoint la Suisse pour continuer ses études de 1931 à 1937. Il retourne ensuite au pays pour achever son apprentissage militaire à l’École des officiers de Danechkadéyé-Afsari. Quelques années plus tard,  en 1941, il accède au trône suite à l’abdication de son père, Reza Chah, lors de l’invasion des soviétiques et des britanniques de l’Iran.

 

Un début de règne agité

Dès les premières années de son règne, Mohammad fait face à des troubles intérieurs. Soutenus par les russes, des mouvements séparatistes font leur apparition au Kurdistan et en Azerbaïdjan. Mais le Chah parvient à récupérer ces territoires au moyen d’actions diplomatiques et militaires.

En 1957, il crée la SAVAK, une police politique tristement célèbre pour ses méthodes expéditives à l’encontre des opposants au régime. Par ailleurs, il adopte une série de mesures visant à moderniser le pays, connue sous l’appellation : « Révolution blanche ».

Sur la scène internationale, il s’impose comme « l’un des leaders les plus efficaces du monde« . L’ancien vice-président des Etats-Unis, Elson Rockefeller, n’hésite d’ailleurs pas à lui faire d’éloge dans un de ses discours en 1975 : « Nous devrions accueillir Sa Majesté Impériale aux Etats-Unis pour quelques années afin qu’il nous apprenne à s’occuper d’un pays ». Etant proche des deux parties en conflit, il joue d’ailleurs un rôle important dans la mise en place des accords de Camp David (accord de paix historique entre Israël et l’Egypte).

 

Le commencement de la fin

Malheureusement, l’économie iranienne passe rapidement dans le rouge due à la diminution des revenus du pétrole. Avec un taux d’inflation de 40%, le Chah ne contrôle plus la situation économique à partir de 1977.  Par ailleurs, les méthodes du SAVAK sont de plus en plus critiquées aussi bien par l’opinion publique que la classe politique. Et, les réformes envisagées par la « Révolution blanche » déplaisent aux conservateurs qui, par le biais de Rouhollah Khomeini, déclenchent un soulèvement populaire en 1979. Face à la situation de plus en plus critique, le Chah quitte son pays pour s’exiler en Egypte où il s’éteint le 27 juillet 1980, des suites d’un cancer qui s’est généralisé.

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