Le 24 octobre 1260 marque le décès de Al-Muzaffar Sayf ad-Dîn Qutuz, sultan mamelouk régnant en Egypte de 1259 à 1260. Au lendemain de sa victoire à Aïn Djalout, il meurt suite à un complot.

 

Un fabuleux destin

Très jeune, Qutuz devient un des innombrables esclaves tombés aux mains des mongols. Ces derniers le conduisent à Damas pour le vendre au plus offrant. C’est ainsi que le jeune homme se retrouve sous les ordres du sultan Al-Muizz Izz ad-Dîn Aybak. Rapidement, il réussit à occuper une place importante au sein de l’armée d’Aybak.

En 1257, le sultan meurt laissant le trône à son fils Al-Mansur Ali. En raison de son jeune âge, le prince n’est pas encore apte à gouverner et Qutuz va alors assumer la régence. Le 12 novembre 1959, il renverse le prince et s’autoproclame sultan. Une fois au pouvoir, il réunit une armée pour affronter les envahisseurs mongols contre lesquels il remporte une victoire décisive à Aïn Djalout.

 

Une triste fin

En 1260, après avoir réussi à repousser les mongols au-delà de l’Euphrate, le sultan retourne en Egypte. En chemin, il fait halte dans le village d’Al-Qusayr situé dans la partie orientale du pays. C’est en ces lieux que Baybars, un de ses fidèles généraux, décide de fomenter un complot contre lui. Avec l’aide de quelques compagnons, Baybars met son plan à exécution au cours d’une partie de chasse au lièvre.

Les comploteurs s’assurent d’abord que le sultan soit suffisamment éloigné de ses gardes. Baybars se rapproche du souverain pour lui demander de prendre comme butin une femme capturée durant la bataille ce que Qutuz accepte. En signe de reconnaissance, le général s’incline afin de baiser la main du sultan. Il saisit la main qui lui est tendue et en profite brusquement pour immobiliser le sultan. A ce moment-là, ses complices surgissent et assènent de nombreux coups de sabre au souverain. Celui-ci s’effondre et meurt sur le coup. Une fois le sultan assassiné, Baybars s’empare du pouvoir en se faisant proclamer Sultan. Il reçoit par l’occasion l’appui des chefs militaires.

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