Sur les 1.1 milliard de fille dans le monde, 116 millions d’entre elles sont exploitées dans des conditions inhumaines et dangereuses. La date du 11 octobre permet de faire entendre haut et fort, une fois encore, les droits fondamentaux de la fille.

 

Où en sommes-nous ?

Certes, le combat contre les inégalités et la discrimination envers les filles apporte des résultats concrets chaque jour (c’est le cas en Zimbabwe, Malawi, Honduras ou en République Dominicaine) mais la victoire ne sera pas atteinte tant que le monde entier ne se joigne pas à cette cause. Et les chiffres publiés par l’ONG Plan International, fin 2017, prouvent que le chemin est encore bien loin. Selon ce bilan : une fille sur cinq est privée d’éducation, une fille sur trois est victime d’un mariage précoce et une fille sur trois est enceinte avant même d’avoir ses 18 ans. Par ailleurs, l’ONU Femmes rajoute une information encore plus inquiétante : toutes les 10 minutes, une fille se fait violer et meurt quelque part dans le monde.

 

L’origine du mouvement

La première journée internationale de la fille fut célébrée le 11 octobre 2012. Elle est lancée sous l’initiative de Plan International et est devenue une manifestation internationale suite à l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies d’une résolution sur ce sujet. Progressivement, cette journée s’est vulgarisée aussi bien auprès des organismes et organisations de tout horizon qu’auprès des activistes des droits humains et les féministes. Tous partagent le même objectif, celui de permettre aux jeunes filles d’accéder à des meilleures perspectives d’avenir. Nombreuses sont les actions engagées en ce sens à commencer par les sensibilisations intensives, les programmes d’éducation, de santé, les luttes contre la violence jusqu’au projet de parrainage et de volontariat.

 

Progresser ensemble

En 2017, la journée internationale de la fille a abordé le thème de l’  « Autonomisation des filles : avant, pendant et après une crise». Force est de constater que les filles sont très souvent confrontées à une violence sexiste ou une exploitation abusive. Ces formes de discrimination s’aggravent encore plus dans des situations de pauvreté ou d’exil forcé, où les adolescentes sont obligées d’abandonner leur éducation. Le mouvement de l’année dernière est ainsi une étape vers le 5e objectif du Programme de Développement Durable : parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

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