Eleanor Roosevelt, surnommée « la première dame du monde », représente un symbole fort des droits de l’Homme. Née le 11 octobre 1884, elle consacre sa vie à offrir un avenir meilleur à l’humanité.   

 

Une militante qui se réveille

Elle est née dans une famille issue de la haute société aristocratique américaine. Avant même d’avoir 10 ans, elle devient orpheline et est confiée à sa grand-mère. Celle-ci l’inscrit dans le pensionnat d’Allenswood à Londres où Eleanor se découvre très tôt une curiosité intellectuelle pour la langue, les causes féministes et la politique. À 18 ans, elle retourne vivre aux États-Unis et fait la rencontre de Franklin Delano Roosevelt qu’elle épouse deux ans plus tard.

 

Partenaire politique

Le couple s’installe alors à New York, puis déménage à Washington quand Franklin devient secrétaire adjoint à la Marine en 1913. Ce n’est qu’en 1919 qu’Eleanor fait sa première apparition dans la sphère publique. Elle s’investit activement dans  la carrière politique de son époux mais se dévoue également aux problèmes de la justice sociale et l’émancipation des femmes. Quand son époux est déclaré atteint de la poliomyélite en 1921, Eleanor ne baisse pas les bras et continue de s’engager davantage. Elle voyage partout, participe à des conférences de presse, des débats, des réceptions et se dévoile dans les médias, notamment dans le New York Times. Son influence sur l’ascension politique de son mari est telle que Franklin est élu gouverneur de New York en 1928 puis locataire de la Maison Blanche en 1933.

 

Anticonformiste

Devenue première dame des États-Unis à l’âge de 49 ans, Eleanor joue un rôle essentiel dans la carrière du président. Elle est consultée pour toutes les grandes décisions à prendre : l’engagement des États-Unis dans la seconde guerre mondiale,  l’adoption des programmes sociaux du New Deal ou encore la défense des droits civiques de la population noire ainsi que la liberté des femmes lui tient particulièrement à cœur. Après avoir réduit les heures de travail des femmes, elle appuie la création du Women Airforce Service Pilots en 1943 pour faciliter la militarisation des femmes.

Quand Franklin décède en 1945, son successeur, le président Harry Truman, nomme Eleanor au poste de déléguée aux Nations Unies. Elle se retrouve alors à la tête de la Commission des droits de l’Homme qui est à l’origine de la Déclaration universelle des droits humains. Sa contribution s’avère précieuse dans l’élaboration de ce texte, grâce aux nombreuses rencontres qu’elle a faites au cours de ses voyages dans le monde. Ce texte va changer radicalement non seulement l’histoire des États-Unis mais celle de l’humanité entière. Jusqu’à la fin de sa vie, Eleanor s’est battu pour faire valoir les droits fondamentaux de chaque être humain.

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