Ils sont six militants, tous clandestins, à fonder le Front de Libération Nationale le 10 octobre 1954. Leur mission est claire : mener l’Algérie vers l’indépendance au moyen des armes.

 

Six héros

Deux hommes sont à l’origine de la formation du FLN. Il s’agit de Boudiaf et Didouche qui décident de créer une force regroupant tous les militants indépendantistes sous un seul bloc. Les anciens de l’Organisation Spéciale (OS), du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) ou encore du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA) répondent à l’appel. Fin juin 1954, pendant que le Messali revendique les pleins pouvoirs, ces militants se retrouvent en secret pour concrétiser leur projet. Six noms sont sortis de cette fameuse réunion des 22 : Ben Boulaid, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad, Larbi Ben M’Hidi, Krim Belkacem et Rabah Bitat. Tous se mettent d’accord pour passer à l’acte : déclencher une lutte armée contre les colonisateurs.

 

Révolution pour l’indépendance

Le 10 octobre 1954, les six chefs historiques se réunissent une dernière fois pour finaliser la création officielle du FLN. Puis, ils fixent la date de l’insurrection et les actions à mettre en place. Des attaques relativement modérées sont d’abord engagées. Elles visent particulièrement des installations militaires, des commissariats, des infrastructures publiques ou encore des entrepôts de l’armée française qui se trouvent dans la région des Aurès et Kabylie. Mais l’événement le plus marquant  demeure la grande révolution de la date du 1er novembre, la Toussaint rouge, qui signe le début de la guerre d’Algérie. Au fil du temps, le FLN continue d’augmenter sa force militaire en s’approvisionnant en armement auprès de l’Égypte. Ainsi est née la branche Armée de la libération nationale regroupant près de 3.000 hommes armés.

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